Au cœur de la nuit, nous posons les roues sur le sol anglais et, deux heures de sommeil plus tard, le réveil est brutal mais éblouissant : Westminster et Big Ben sous la lumière du petit matin nous saluent chaleureusement et nous extirpent définitivement de nos rêves. Waouh ! Ça y est, nous y sommes pour de vrai. Et quelle lumière ! St-James’s Park est tout aussi accueillant, mais s’il nous offre ses bancs pour petit-déjeuner et nous présente amicalement ses écureuils et autres volailles non comestibles, il nous refuse catégoriquement ses toilettes : dur, dur, mais nous restons dignes et profitons tout de même du spectacle d’un Buckingham Palace déserté à cette heure par les clubeurs et non encore envahi par les hordes d’admirateurs.
Pause indispensable aux abords de Piccadilly Circus pour des raisons évidentes, où nous posons fièrement, désormais légers comme l’air, aux côtés de Mr Bean ou de Gene Kelly. Emplis d’audace, certains s’essaient même à croquer dans le sandwich de Paddington, tandis que d’autres se brisent les yeux à dénicher Batman.
La balade urbaine, entrecoupée de shopping (il faut savoir amadouer le jeune), se poursuit de Covent Garden à la London Eye, en passant par St-Paul Cathedral. Eh non, ce n’est pas le chemin le plus court, mais le but n’est-il pas de découvrir la ville ? Les estomacs crient famine, les pieds hurlent à la maltraitance et quelques cœurs se soulèvent. La pause repas, dans un restaurant qui a tout de mexicain, est salvatrice : les pichets de coca et de citronnade coulent à flot, les burgers de poulet façon salsa agressent les papilles et les churros au chocolat viennent équilibrer le tout.
L’idée d’une croisière sur la Tamise, histoire de digérer sereinement ces mets exquis, ne nous déplait pas. On s’imagine déjà confortablement installés, au soleil, les jambes tendues, à dévorer sans effort, d’une simple rotation de la tête, toutes les splendeurs architecturales de la capitale. Ce que l’on ne nous avait pas dit, et dont on a préféré ne pas se douter, c’est que le navire n’était en fait qu’une pauvre navette (un Uber Boat, ça ne s'invente pas) aux vitres sales dotée d’un mini pont duquel il fallait se plier en deux et tendre la tête pour profiter du paysage. N’empêche que l’expérience fut fort enrichissante : saviez-vous qu’un building de la City était coiffé d’un énorme bouton « play » ? Je vous laisse observer les photos : c’est saisissant (mais ne cliquez pas dessus, ce sont des PHOTOS !!!). Cette tour, désormais, est d’ailleurs surnommée « Clickbait », « Cliquez sur l’appât ». Vous comprendrez que l’on y mord facilement.
Bref, nous descendons comme prévu, pas encore tout à fait hypnotisés, à Canary Wharf. Visite du Docklands Museum of London. Très intéressant, très bien fait, mais n’ayons pas honte de l’avouer : nous sommes un peu fatigués. Après 28 758 pas effectués depuis l’aube (quand même !), soit 22 Km, c’est légitime, non ? C’est ce que l’on se dit en tout cas.
Trois heures de bus jusqu’à Stratford : que du bonheur. Et que de silence ! Les familles sont au rdv, vos enfants normalement stressés et le corps professoral bientôt libéré. Vivement demain, néanmoins, qu’ils nous racontent !
1ère série de photos :
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| Big Ben à l'aube : c'est flou, c'est tôt. |
Canary Wharf :
Vers le Docklands Museum of London :




















































































